Monsieur le Lapin de Garenne doit sûrement avoir la queue noble...
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Dans le fond
Tout en nous bouge, vit, se déplace et se tend,
Se détend, se mélange, s’entasse, s’entend ;
Des premières aurores jusqu’au crépuscule,
Tout en nous s’agite, se tord et se bouscule.
Nous sommes naturels et l’arbre également
A une racine soumise aux éléments ;
Et les pluies qui secouent les eaux lisses des mares
Remuent bambous, roseaux, nénuphars et samares .
Les cratères ventrus remplis d’un magma d’or
Enjoignent le volcan qui, depuis longtemps, dort,
De vomir, de cracher sur un flanc de montagne
La bouillie malaxée dans l’enfer et le bagne.
Notre corps et la terre ont en eux des entrailles
Qui se livrent sans cesse d’infinies batailles
Pour conquérir, peut-être, une à une les âmes
Qui s’y sont enfermées pour éviter les drames
En découvrant que la cachette la plus sûre
N’a pas la garantie de vivre sans blessure.
Le ver ne peut ramper en restant immobile !
Et que fait l’océan voyageant sous une île,
Le sang bleu dans les veines qui court sans repos,
Les bêtes qui bouchent les pores de la peau ?
L’invisible nous gène car on ne sait pas
Où nous mènent nos gènes jusqu’à nos trépas.
Ils nous font des dégâts de telles amplitudes
Que l’on aurait le choix entre deux attitudes :
Refuser le remous du dessous qui secoue
Ou accepter le mou d’une pendante joue.
On est chanceux d’avoir ces combattants, au fond,
Prêts à se bagarrer lorsque l’on se morfond ;
Que ces chamailleries nous suscitent l’envie
De faire pétiller l’eau plate de la vie !
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Adamo et Stanislas - Pauvre Verlaine
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